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77% des enfants et jeunes migrants sont victimes de maltraitance (UNICEF/OIM)

Des réfugiés accompagnés de leurs enfants victimes de maltraitance, selon l’UNICEF et l’OIF

Photo : AIP

Abidjan, 13 sept – Au moins 77% des enfants et jeunes migrants et réfugiés qui tentent de se rendre en Europe rapportent avoir été victimes de mauvais traitement, d’exploitation et de pratique s’apparentant à la traite des personnes, indique un communiqué de l’Unicef et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Selon le communiqué dont copie est parvenue mercredi à l’AIP par le biais du Réseau des acteurs des médias pour les droits de l’enfant en Côte d’Ivoire (RAMEDE-CI), cette  information a été publiée dans  un rapport intitulé « Un voyage épouvantable ». Le rapport se fonde sur les témoignages de quelque 22 000 migrants et réfugiés interrogés par l’OIM, parmi lesquels on compte environ 11 000 enfants et jeunes.

« Malheureusement, il est désormais courant que les enfants qui empruntent les routes de la Méditerranée soient victimes d’abus, de traite, de violences physiques et de discriminations »,  a déclaré Afshan Khan, Directrice régionale de l’UNICEF et Coordonnatrice spéciale pour la crise des réfugiés et des migrants en Europe.

D’après le document, si tous les enfants qui empruntent ces routes migratoires courent des risques considérables, ceux originaires d’Afrique subsaharienne sont bien plus menacés par l’exploitation et la traite que ceux venant d’autres régions du monde, avec un risque évalué respectivement à 65 % contre 15 % le long de la route de la méditerranée orientale et de 83 % contre 56 % sur celle de la Méditerranée centrale. Une différence qui serait à mettre principalement sur le compte du racisme.

Il ressort également de l’enquête que les enfants et les jeunes voyageant seuls ou pendant de longues périodes, ainsi que ceux possédant les niveaux d’éducation les plus bas, courent eux aussi un risque élevé de tomber entre les mains de trafiquants ou d’organisations criminelles et donc d’être victimes d’exploitation au cours de leur périple.

Selon Afshan Khan, pour éviter cette situation les dirigeants européens doivent mettre en place des solutions durables, notamment des voies de migration sécurisées et légales, créer des couloirs de protection et trouver des alternatives à la détention des enfants migrants. Le rapport appelle toutes les parties concernées, à savoir les pays d’origine, de transit et de destination, l’Union africaine, l’Union européenne, les organisations internationales et nationales, à mettre en œuvre, avec l’appui de la communauté des donateurs, une série d’actions prioritaires.

tad/akn/kam/ AIP

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