Sécurité

Des ex-combattants démobilisés menacent à nouveau de paralyser Bouaké pour réclamer leurs primes

Plus d’une centaine d’ex-combattants démobilisés ont menacé à nouveau mercredi matin de “bloquer” les entrées de la ville de Bouaké

Photo d'archive

Plus d’une centaine d’ex-combattants démobilisés ont menacé à nouveau mercredi matin de “bloquer” les entrées de la ville de Bouaké (Centre ivoirien, ex-fief de la rébellion), pour que leur soit “versées (des) primes” qu’ils réclament depuis quelques mois.

“Nous avons voulu discuter avec le préfet pour qu’il transmette rapidement nos revendications au président de la République, mais la préfecture est encerclée depuis ce matin par l’armée”, a expliqué à ALERTE INFO, le vice-président des démobilisés de Côte d’Ivoire, Aboudou Diakité, joint au téléphone.

Mercredi, près de 100 policiers, gendarmes et éléments du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO, unité d’élite) ont été déployés autour de la préfecture de Bouaké et à certains carrefours.

“Ils ont été déployés pour nous empêcher de rencontrer le préfet et réclamer notre argent”, a dit M. Diakité, menaçant de “bloquer les corridors jeudi, pour se faire entendre”.

“Pour le moment, vu que l’accès à la préfecture est bloqué, nous nous sommes repliés dans les quartiers pour nous réorganiser”, a-t-il fait savoir à ALERTE INFO.

Fin mai, des démobilisés avaient bloqué l’entrée sud de Bouaké, pour réclamer 18 millions de FCFA de primes chacun, alors que leurs ex-frères d’armes intégrés dans l’armée, ont obtenu 12 millions FCFA après avoir mené deux mouvements d’humeur en janvier et mai.

A l’issue de cette manifestation, au cours de laquelle quatre ex-combattants ont été tués, le gouvernement ivoirien a engagé des négociations qui ont abouti à un accord avec ces démobilisés.

Le gouvernement s’est engagé à trouver une solution aux problèmes” des ex-rebelles. En retour, ces ex-combattants démobilisés ont promis de renoncer “à toutes manifestations et revendications dans la violence”.

“Tout le monde n’a pas été appelé à ces négociations à Abidjan”, a dénoncé Aboudou Diakité, estimant que “la délégation de 10 personnes qui a discuté à Abidjan avec le gouvernement” l’a fait “dans ses seuls intérêts” et non celui des 6.500 démobilisés de Côte d’Ivoire.

ATI/ ALERTE INFO

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