Procès Gbagbo/Blé Goudé/CPI

“Gbagbo a été chassé” du pouvoir “par la 2e armée et non par les rebelles” (Mangou)

Le général Philippe Mangou, a soutenu mardi que l’ex-chef de l’Etat avait été “chassé” du pouvoir par “la deuxième armée” de la Côte d’Ivoire “

Photo : ALERTE INFO

ABIDJAN, 26 septembre 2017 – [ALERTE INFO]- Le général Philippe Mangou, patron de l’armée ivoirienne sous Laurent Gbagbo, a soutenu mardi que l’ex-chef de l’Etat avait été “chassé” du pouvoir en avril 2011 par “la deuxième armée” de la Côte d’Ivoire “et non par les rebelles” ou l’armée française.

“C’est la deuxième armée de la Côte d’Ivoire qui a chassé le président Gbagbo. Ce ne sont pas les rebelles”, a déclaré le général Mangou, au deuxième jour de sa déposition en tant que témoin de l’accusation au procès de l’ex-chef de l’Etat et de son ancien ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé, à la Cour pénale internationale (CPI).

Le général, à la barre, a expliqué que l’accord de paix de Ouagadougou signé le 04 mars 2007 par M. Gbagbo et le chef de l’ex-rébellion Guillaume Soro, avait consacré l’existence de deux armées en Côte d’Ivoire : les Forces de défense et de sécurité (FDS, pro-Gbagbo), et les Forces armées des forces nouvelles (FAFN) favorables à l’actuel président Alassane Ouattara.

Cette déclaration du général Mangou prend le contre-pied de celle de l’ex-président qui avait mis en cause les autorités françaises, lors de sa première audition à la CPI le 05 décembre 2011.

“J’ai été arrêté dans les décombres de la résidence officielle du chef de l’Etat qui a été bombardée du 31 mars au 11 avril. Le jour de l’assaut final, une cinquantaine de chars français ont encerclé la résidence. C’est l’armée française qui a fait le travail”, avait-il affirmé.

SKO/ ALERTE INFO

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