Maroc

L’actualité politique au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

Photo d'archives

APA-Rabat (Maroc)- Les quotidiens et hebdomadaires marocains parus ce samedi consacrent de larges commentaires au limogeage par le Roi des ministres pour manquement à leurs responsabilités, à la question de l’intégrité territoriale du Royaume, au modèle de développement marocain et aux relations maroco-algériennes.

+Assabah+ revient sur le limogeage par le Roi Mohammed VI de hauts responsables, dont des ministres, pour manquement à leurs responsabilités, concernant le programme de développement d’Al Hoceima.

Pour le journal, la plus haute autorité du pays est incontestablement insatisfaite de ce qui se passe dans la Nation, et en particulier au sein de plusieurs administrations, établissements, ministères et secteurs publics chargés de servir les citoyens et les investisseurs, suivre les programmes et les projets et veiller à leur mise à exécution avec le sérieux et la sincérité nécessaires.

Le recours par le Souverain au limogeage est un message explicite indiquant que l’Etat ne peut en aucune manière tolérer l’indifférence aux intérêts des citoyens et ne pardonnera plus les manquements aux projets de développement qui leur sont destinés.

Dans le même sillage, +Maroc Hebdo+ évoque « une décision politique aussi majeure, peut-être même décisive et revivifiante pour la vie politique nationale ».

Le mardi 24 octobre « non seulement fera date mais il sera appelé à faire rupture avec l’avant », estime l’hebdomadaire, estimant que la responsabilité sera organiquement liée à la reddition des comptes selon le plan établi par le nouveau preneur en charge de la fonction disponible ».

« Le fait est qu’on ne sera plus impunément responsable, dispense de tout contrôle », ajoute-t-il.

Pour sa part, +La Vie Eco+ écrit qu’ « aujourd’hui, après le séisme du 24 octobre, c’est chose faite. Le message envoyé par le Souverain est on ne peut plus clair, et si l’on devait résumer ce qui s’est passé en un seul mot, ce serait la Rupture ».

« Désormais, donc, les hauts responsables sont avisés : les moindres erreurs ou manquements ne seront plus tolérés. Ils devront faire du zéro faute mais après plusieurs warnings, des mises en garde royales répétitives, et ce, depuis au moins deux à trois ans », estime-t-il.

« Une rupture aussi, et évidemment, au niveau de la conception, de la conduite et de la gouvernance des projets de développement », ajoute-t-il.

+Le Temps+ constate que « le séisme politique est réel et sans précédent dans les annales institutionnelles du Royaume ».

Pour +Challenge+, l’impact psychologique de la décision royale a été très important et « rares sont ceux qui n’ont pas manifesté leur espoir en un lendemain meilleur pour la gestion publique ».

Les appels lancés par les citoyens pour qu’ils accèdent aux services publics de base « ont poussé SM le Roi à intervenir directement pour résoudre les problèmes nés de dysfonctionnements cumulés par l’administration et par les porteurs de mandats publics au plus haut niveau », relève la publication.

+Al Alam+ aborde la question de l’intégrité territoriale du Royaume. La publication dénonce la persistance irréfléchie du polisario à se cramponner au référendum d’autodétermination, précisant que les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ont fini avec le mécanisme de l’auto-détermination, en préconisant une solution politique, durable et mutuellement acceptable.

Le front polisario n’a pas de vision de développement ni une géostratégie pour le présent et l’avenir de la région, car il ne s’est pas délivré de la guerre froide du siècle dernier et, par conséquent, observe le bond de développement que connaissent les provinces du Sud avec beaucoup d’impuissance et de frustration.

Le fait d’évoquer encore un référendum d’auto-détermination est le témoignage d’un manque de disposition à une interaction positive avec les efforts de l’ONU, note-t-il, faisant savoir que le Maroc, abstraction faite des perfides menées de l’Algérie et du polisario, accueille favorablement la reprise des négociations, mais n’accepte point de s’éloigner du cadre défini par les résolutions du conseil de sécurité, qui ont recommandé une solution politique, juste durable et mutuellement acceptable.

Revenant sur la décision de revoir le modèle de développement marocain,

+Finances News+ estime que quelle que soit l’approche choisie pour mettre en place un nouveau modèle de développement, son efficacité se mesurera à l’aune de ses capacités à générer de la richesse au bénéfice de tous les citoyens, dans le cadre notamment d’une croissance inclusive.

+L’Observateur du Maroc et d’Afrique+ revient sur les relations Maroc-Algérie, suite aux propos hostiles tenus par le ministre algérien des Affaires étrangères à l’égard du Maroc. « Que la nomenklatura qui dirige l’Algérie en soit réduite aux outrances n’est ni fortuit, ni imprévisible », écrit l’hebdomadaire.

«Cette nomenklatura a perdu sur les deux terrains principaux face au Maroc. D’une part, elle ne représente plus rien en Afrique. De l’autre, elle a échoué à sortir l’Algérie de l’ultra-dépendance vis-à-vis des hydrocarbures », explique-t-il.

HA/APA

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