Maroc

02 novembre 2017 – Economie, social et environnement règnent sans partage à la Une des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce jeudi consacrent de larges commentaires au climat des affaires au Maroc, et à plusieurs autre sujets de société.

Photo d'archive

APA-Rabat (Maroc) – Les quotidiens marocains parus ce jeudi consacrent de larges commentaires au climat des affaires au Maroc, au sort des enfants dans les conflits armés, à la compensation du sucre et du gaz butane et à l’opération d’éradication des sacs en plastique.
+L’Economiste+ aborde le climat des affaires au Maroc. Sur plusieurs registres, le Maroc a fait des progrès incontestables, se félicite le quotidien, précisant que certaines administrations comme les Impôts ou la Douane, « qui ont franchi à grand pas le chantier de la dématérialisation, ont beaucoup contribué à ces changements de perception ».

Toutefois, le processus de conscientisation n’est malheureusement pas partagé par tous. « Nous découvrons aujourd’hui de nouvelles nuisances, à travers une dégradation qu’aurait pu soupçonner à l’échelle du climat des affaires, celle des délais des raccordements au réseau électrique », déplore-t-il.

Depuis la grosse crise des arriérés du paiement, l’ONEE a été interpellé sur les impératifs de « toilettage de ses bilans et de sa gouvernance », mais les objectifs « ne sont que partiellement atteints », constate-t-il, dénonçant « une bureaucratie complexe de petits pouvoirs », qui a pu « échapper aux mailles de la mise à niveau », et « continue de sévir dans le quotidien des entreprises ».

+Al Ittihad Al Ichtiraki+ revient sur le sort des enfants dans les conflits armés, à la lumière d’un rapport présenté au Conseil de sécurité par le secrétaire général de l’ONU António Guterres. Le journal estime que la question des enfants en temps des conflits armés exige de multiplier les efforts pour trouver des solutions appropriées à ce problème.

La protection des enfants lors des conflits armés est devenue une des priorités de la communauté internationale, relève l’auteur de l’article, espérant que ce rapport aura de l’écho afin, d’une part, de trouver les mécanismes efficaces et, d’autre part, de poursuivre les auteurs des violations.

+Aujourd’hui le Maroc+ rapporte que a subvention allouée à la Caisse de compensation a atteint 11,25 milliards DH (1 dollar = 9,2 DH) à fin octobre 2017. Dans le détail, 3,55 milliards DH sont affectés à la subvention du sucre et 7,7 milliards DH alloués à la subvention du gaz butane, au 31 octobre 2017.

Quant aux créances non encore payées et dues aux sociétés de gaz butane et de sucre, elles s’élèvent à 2,44 milliards DH, dont 1,76 milliard DH affectés au gaz butane et 673 millions DH au sucre. Ces créances non payées représentent un peu plus de deux mois de subvention, aussi bien pour le gaz butane que pour le sucre.

Pour rappel, la Loi de Finances 2017 avait prévu une dotation budgétaire globale de compensation de 14,65 milliards DH pour soutenir les prix à la consommation. Entre 2016 et 2017, l’évolution de la charge de compensation du gaz butane a connu une hausse de près de 53%.

Cette augmentation est attribuée à celle des cours du gaz sur les marchés internationaux et au changement de la structure des prix du gaz butane en 2016.

Pour sa part, la charge globale de la subvention du sucre a enregistré, au mois d’août 2017, une hausse de 2% aussi bien en quantité qu’en valeur. Ainsi, l’augmentation de la charge de compensation, cette année, sera de l’ordre de 28% par rapport à 2016, relève la publication.

+Libération+ s’intéresse au phénomène des sacs en plastique au Maroc. « Zéro Mica va cahin-caha » titre le journal qui rappelle que les résolutions écologiques prises par le Royaume ont été nombreuses. Alors que certaines ont été couronnées de succès, d’autres ont pris du plomb dans l’aile, notamment la loi instaurant l’opération “Zéro Mika”.

Près d’un an après son entrée en vigueur, force est de constater que cette loi qui vise à interdire la fabrication, l’importation, l’exportation, la commercialisation et l’utilisation de cette manière, n’a pas encore porté ses fruits.
De prime abord, avec 6.800 tonnes de sacs incinérées, 57 entreprises produisant la solution alternative avec une capacité de production de près de 11 milliards de sacs (tissés, non tissés et en papier) par an, près de 2.500 opérations de contrôle qui ont permis de constater quelque 11.142 infractions et plus de 430.000 opérations de sensibilisation, on pourrait croire que les multiples efforts gouvernementaux et associatifs d’éradication, de contrôle, de mise en place d’alternatives et de sensibilisation des consommateurs ont réussi à venir à bout de cette calamité.

HA/APA

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