Burkina

02 novembre 2017 – La presse burkinabé partagée entre l’an 3 de l’insurrection populaire et la fête de l’armée

Les quotidiens burkinabé parus jeudi évoquent le 57e anniversaire de l’armée nationale commémoré la veille

Photo d'archive

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) – Les quotidiens burkinabé parus jeudi évoquent le 57e anniversaire de l’armée nationale commémoré, la veille, et la commémoration de l’an III de l’insurrection populaire d’octobre 2014.Dans sa manchette, Aujourd’hui au Faso, affiche l’image du président Roch Marc Christian Kaboré, en train de déposer une gerbe de fleurs en hommage aux martyrs avec, et titre: «An III de l’insurrection : Hommage de Roch au panthéon des Martyrs».

Selon ce journal, le troisième anniversaire de l’insurrection populaire de fin octobre 2014 a été commémoré à Ouagadougou, à travers diverses activités, mais que l’une de ces activités a été le cérémonial de dépôt de gerbe de fleurs, le mardi 31 octobre 2017, dans la matinée.

Le même journal reprend en première page les propos de Franck Zoudaga Sia, président de l’Association des blessés de l’insurrection populaire du Burkina Faso (ABIP-BF), qui déclare que «sans justice, pas de commémoration en 2018».

De son côté, Le Quotidien affiche : «3e anniversaire de l’insurrection populaire: Les victimes attendent toujours justice».

Dans ce journal, Safiatou Lopez, responsable d’Organisation de la société civile (OSC) estime que «3 ans après, c’est la déception».

L’Observateur Paalga abonde dans le même sens et titre: «Insurrection populaire: Un chemin de croix judiciaire qui dure depuis trois ans».

Ce journal parle d’un autre anniversaire, celui de l’armée nationale, notant à propos que la tradition a encore été respectée.

Pour sa part, le quotidien national Sidwaya informe que le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Jean-Claude Bouda, a expliqué que le thème de la célébration du 57e anniversaire sonne comme «un appel à tous les citoyens et citoyennes pour une mobilisation contre toutes les forces terroristes».

Pour Aujourd’hui au Faso, «les éléments au garde-à-vous toujours prêts à défendre la Nation».

«Célébrée chaque 1er novembre, la fête de l’armée nationale est une occasion pour les Forces de défense et de sécurité de faire le bilan de leurs actions communes, de rendre hommage aux femmes et aux hommes qui se battent chaque jour, pour la défense de la patrie et d’envisager les actions à venir pour un mieux-être des populations», conclut Aujourd’hui au Faso.

ALK/te/APA

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