Europe

Abdelkader Merah condamné à vingt ans de prison en France

La mère de la première victime de Mohamed Merah, Latifa Ibn Zlaten, au procès de son frère Abdelkader Merah, le 2 novembre 2017 à Paris

Photo : AIP

Abidjan, 03 nov – Au terme de cinq semaines d’un procès sous haute tension, Abdelkader Merah, 35 ans, le frère du tueur jihadiste Mohamed Merah qui avait tué en mars 2012 sept personnes dont trois enfants juifs à Toulouse, a été condamné jeudi à 20 ans de réclusion criminelle, par la Cour d’assises spéciale de Paris (France).

Le condamné a en revanche été acquitté de l’accusation de complicité pour laquelle il risquait la réclusion criminelle à perpétuité.

A ce premier verdict, un autre homme, Fettah Malki, accusé d’avoir vendu l’arme et le gilet pare-balles à Mohamed Merah tout en connaissant sa radicalisation, a également été reconnu coupable d’association de malfaiteurs terroriste et a écopé de 14 ans de réclusion criminelle.

Les assassinats de Mohamed Merah étaient les premiers attentats jihadistes commis en France depuis ceux du Groupe islamique armé (GIA) algérien en 1995. Ils ont marqué l’avènement d’une nouvelle forme de terrorisme qui a depuis coûté la vie à plus de 240 personnes dans le pays.
Entre le 11 et le 19 mars 2012, Mohamed Merah avait assassiné sept personnes à Toulouse et Montauban, avant d’être abattu le 22 mars par les forces d’élite de la police.

« Justice a été rendue. Mais nous regrettons que la cour n’ait pas été au terme de sa propre démarche, car il était possible sereinement et juridiquement de condamner l’accusé pour la complicité d’assassinats », a réagi l’un des avocats des parties civiles, Me Patrick Klugman.

« Les juges ont résisté à la pression de l’opinion publique », a quant à lui estimé Eric Dupond-Moretti, avocat d’Abdelkader Merah, qui avait plaidé l’acquittement, demandant à la cour de juger « dans le respect du droit, en constatant l’absence de preuves des assertions de l’accusation ».

Présenté par l’accusation comme un mentor religieux dissimulateur ayant téléguidé sept assassinats, et par ses avocats comme un bouc-émissaire expiatoire des crimes de son frère jihadiste, le frère aîné du « tueur au scooter » avait clamé une dernière fois son innocence au cour du procès. « Je dis et je redis que je n’ai rien à voir avec les assassinats commis par mon frère », a déclaré Abdelkader Merah.

tls/cmas/AIP

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