Maroc

04 novembre 2017 Diversité de sujets au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

Photo d'archives

APA-Rabat (Maroc)- Les quotidiens et hebdomadaires marocains parus ce samedi consacrent de larges commentaires aux remous du lancement du satellite marocain, la réforme de l’enseignement supérieur et l’administration des douanes ainsi que la problématique de la participation des jeunes à la politique.

Revenant sur le lancement du satellite marocain, qui va être mis en orbite, le 8 novembre courant, +Maroc Hebdo+ indique que l’Algérie « voit rouge avec l’accès du Maroc à l’ère du satellite ».

« Avec fébrilité, les officiels de ce pays ont décidé d’accélérer et de renforcer leur dispositif de surveillance électronique : radars mobiles et fixes, caméra infrarouges, moyens aériens supplémentaires tout au long des frontières avec le Maroc, construction d’un mur doté de capteurs électroniques et autres technologies sophistiquées », relève l’hebdomadaire.

Il s’agit d’ « un attribut de souveraineté qui prend toute sa dimension, alors que l’environnement régional est préoccupant, instable et qu’il génère, en particulier du fait de la politique d’Alger, bien des risques », explique-t-il.

« Que les pays voisins n’apprécient pas cette avancée marocaine dans l’ère de l’utilisation de la technologie spatiale c’est presque normal, mais de là à considérer ce choix comme étant dangereux pour eux relève d’une lecture simpliste et amplement démagogique », estime pour sa part +Challenge+.

Le Maroc aura son satellite et cet instrument ne peut que servir son développement économique et scientifique tout en protégeant ses intérêts et à leur tête, le citoyen marocain, soutient la publication.

+Finances News Hebdo+ aborde les enjeux de la régionalisation avancée. L’hebdomadaire affirme que la mise en œuvre de ce chantier devant permettre de hisser les collectivités territoriales, et à leur tête les régions, au rang de partenaires à part entière de l’Etat dans la mise en place et la réalisation des politiques publiques.

Le chantier de la régionalisation avancée est désormais au cœur de l’action gouvernementale, « sauf qu’il faut aller au-delà des discours de circonstance » et faire dans le concret, « avec plus de diligence », suggère le journal, reprochant au gouvernement d’être « davantage dans la réaction que dans l’anticipation ».

+L’Observateur du Maroc et d’Afrique+ évoque la problématique de la participation des jeunes à la politique. Se référant à une étude, commanditée par le gouvernement, qui relève que seulement 1% des jeunes s’intéressent à la politique, l’hebdomadaire qualifie cela de « drame », car « si la jeunesse ne s’implique pas, ne prend pas son destin en main, nous n’avons aucune chance de mettre à niveau le champ politique et nous continuerons à subir une asymétrie entre l’efficacité des institutions, qu’aucun texte ne peut atténuer ».

« Ce qu’on attend de nos jeunes, c’est un engagement », relève-t-il.

+La Vie Eco+ aborde les enjeux de l’élaboration d’un nouveau modèle de développement. Le journal souligne l’importance majeure d’un engagement du secteur privé dans « une dynamique positive, constructive afin de relever le plus gros défi qui nous attend : un nouveau modèle économique avec, à la clé, une croissance plus forte et plus créatrice de richesses et d’emplois ».

Mais pour opérer cette mutation de modèle, le Maroc « aura probablement besoin d’une nouvelle race d’entrepreneurs », car, un nouveau modèle « ne peut être porté que par une nouvelle génération de patrons », soutient-il.

Sur un autre registre, +Al Ittihad Al Ichtiraki+ indique que la réforme du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique exige d’élaborer une nouvelle vision qui dépasse le raisonnent classique en privilégiant des mécanismes novateurs.

Le quotidien souligne la nécessité d’accorder de l’importance à ce secteur et d’assurer les moyens et les conditions nécessaires, tant aux niveaux des programmes universitaires et d’encadrement pédagogique qu’à celui de la gestion financière et du renforcement des infrastructures, afin que l’enseignement supérieur soit producteur du savoir, adapté au progrès et à l’évolution et en parfaite adéquation avec les besoins du marché du travail.

+Assabah+ revient sur la nomination de Nabil Lakhdar directeur général de l’administration des douanes, en succédant à Zouhair Chorfi, nommé secrétaire général au ministère de l’Économie et des finances. Le journalse demande si le nouveau directeur général suivra la voie de son prédécesseur, du fait que Lakhdar, qui était parmi les surveillants du système Badr (Base automatisée des douanes en réseau), un système de dédouanement en ligne des marchandises au Maroc, appartient à une « école » privilégiant plus d’ouverture.

Cette ouverture n’ayant pas abouti, les patrons d’entreprises doivent avoir de la défiance vis-à-vis de l’allégement des mesures, qui risque de plonger le marché national dans une concurrence déloyale par l’importation massive des biens, explique-t-il, appelant le nouveau directeur à durcir les mesures pour contrecarrer l’importation de biens de mauvaise qualité, encourager l’investissement et ne pas céder aux barons de la contrebande.

HA/APA

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