Procès Gbagbo/CPI

Tirs de mortier à Abobo: “ce n’était pas possible que ce soient les Forces de défense et de sécurité” (Général Detoh)

L’ex-patron de l’armée de terre ivoirienne, le Général Firmin Detoh Letoh est le cinquième général ivoirien à être interrogé par la Cpi dans le cadre du procès de l’ancien Président Laurent Gbagbo.

Photo : DR

Abidjan, 08 novembre 2017 – L’ex-patron de l’armée de terre ivoirienne, le Général Firmin Detoh Letoh, a affirmé mercredi que les Forces de sécurité n’ont pas effectué le 17 mars 2011 des tirs de mortier sur le marché d’Abobo depuis le camp commando, lors de la crise postélectorale, estimant que “techniquement ce n’était pas possible”.

“Il n’était pas possible que des tirs soient partis du camp commando, nos éléments cherchaient plutôt à se sécuriser qu’à mener une action”, a affirmé le Général Detoh, au deuxième jour de son audition par visioconférence depuis Abidjan comme témoin du procureur au procès de l’ex-président Laurent Gbagbo, devant la Cour pénale internationale (CPI).

“La distance qui sépare le marché du camp est au-delà de la portée du mortier”, a-t-il répondu aux questions du bureau du procureur sur les événements d’Abobo des 03 et 17 mars 2011.

Concernant la marche des femmes en soutien à l’actuel président Alassane Ouattara le 03 mars à Abobo qui a fait sept victimes, le Général Firmin Detoh Letoh a fait savoir que ses “éléments n’étaient pas sortis du camp commando et ils ne pouvaient même pas le faire”.

“Aucun élément ne pouvait se retrouver en dehors du camp, on ne pouvait plus faire de patrouilles”, a-t-il précisé.

M. Gbagbo est jugé, en même temps que l’ancien leader des jeunes “Patriotes” Charles Blé Goudé, par la CPI pour “crimes contre l’humanité” commis lors des violences postélectorales de 2010 à 2011, qui ont fait au moins 3.000 morts.

Edwige FIENDE/ ALERTE INFO

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