Yamoussoukro D.A.

Les femmes veulent plus de représentativité aux postes décisionnels

Les représentantes des partis politiques de Côte d’Ivoire lors de l’atelier de Yamoussoukro sur les stratégies et techniques de plaidoyer pour un accroissement de la représentativité des femmes aux postes décisionnels

Photo : AIP

Yamoussoukro, 13 nov (AIP) -Les femmes des partis politiques de Côte d’Ivoire réunies depuis lundi, dans le cadre d’un atelier de formation à l’Hotel HP Ressort de Yamoussoukro, réfléchissent sur les stratégies et techniques de plaidoyer pour l’accroissement de la représentativité des femmes aux postes décisionnels.

La cérémonie d’ouverture des travaux présidés par le ministre de la Solidarité, de la Femme et de la Protection de l’enfan,t Mariatou Koné, a enregistré la présence de la représentante résidente de l’Onu Femmes et du député sénégalais Aissatou M’Boye, ex ministre du genre et présentement en charge du budget africain pour le genre.

La présidente du forum des femmes des partis politiques, Henriette Lagou a saisi l’occasion pour rappeler que les femmes sont moins représentatives en Côte d’Ivoire, et dans le monde pour des raisons de dépendance économique et d’ignorance.

Elle exhorté les femmes « ailes rassurantes pour le développement économique », à se faire confiance pour accéder à la sphère décisionnelle et à repenser une société nouvelle. La présidente du Forum des femmes a aussi sollicité l’aide du ministre Mariétou Koné pour faire des membres du forum, des femmes bien formées qui sachent relever tous les défis.

Le Sénégal est classé 2è au plan africain en matière de politique du genre, et 10 au niveau mondial quand la Côte d’Ivoire et classée 42è en Afrique avec 11,5% des femmes représentées au parlement, 11,33 % au Conseil municipal et 14,97 dans les Conseils régionaux.

« Ce chiffre n’est pas honorable pour la Côte d’Ivoire », a reconnu le ministre Mariatou Koné. Pour y remédier, le président Alassane Ouattara s’est engagé dans un processus institutionnel avec la parité inscrite dans la constitution de la troisième République pour donner une chance aux femmes.

« Cela doit se traduire en loi où en décret », a fait savoir le ministre Mariétou Koné qui a également invité les femmes à saisir cette chance offerte, et à prendre connaissance des textes du document de politique nationale sur l’égalité et des chances, l’équité et le genre, de sorte qu’au terme des trois jours que vont durer les travaux, elles s’engagent fermement afin que la loi sur la parité du genre homme et femme, soit une réalité dans le pays.

La représentant résidente de l’ONU femmes Awa N’Diaye Seck a salué « l’avancée notable » de la Côte d’Ivoire sur la parité du genre à travers sa nouvelle constitution pour rattraper son retard en matière institutionnel pro-genre. Elle a surtout encouragé le pays à placer le capital femme au cœur de l’émergence à l’horizon 2020.
(AIP)
nam/fmo

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