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Le Traducteur est-il encore utile à l’heure de GOOGLE ?

Quelqu’un m’a demandé un jour, si les traducteurs étaient utiles aujourd’hui dans cette grande ère de Google, de traductions assistées par ordinateur…A la question de savoir les raisons qui fondaient sa question, il me répondit sans détours : « Bah !!! Nous avons les ordinateurs, nous avons la technologique et je crois même que les traducteurs sont devenus des arnaqueurs puisqu’ils se servent de la même technologie pour travailler ». C’est donc suite à ce commentaire d’une ignorance d’enfant que j’ai décidé de rédiger cet article pour montrer la valeur des traducteurs, mieux, de cette science qu’est la traduction aujourd’hui. Bien que les ordinateurs aient volé la vedette aux humains dans de nombreux domaines, les traducteurs ne sont pas prêts de leur céder leur place. L’outil informatique facilite grandement la tâche de ces derniers, mais il n’est pas encore en mesure de rivaliser avec leurs compétences. Les moteurs de traduction automatique sont incapables de remplacer la part de créativité et de subtilité qu’implique toute traduction. Bien que des progrès aient été constatés dans le domaine de la traduction artificielle, les traductions livrées sont dans la plupart des cas des transcriptions littérales et dépourvues de sens, de logique.

A toutes fins utiles, rappelons ici que la traduction consiste à transposer un contenu écrit d’une langue à l’autre. Cet exercice exige des connaissances diverses qui s’acquièrent par le biais d’une solide formation et de nombreuses années d’expérience. Le métier de traducteur ne s’improvise donc pas. La traduction permet de jeter des ponts entre les cultures, les langues et les époques. En tant que maillon de la chaîne qu’est la communication interculturelle, elle nous permet d’élargir nos horizons. Après tout, comme l’a affirmé l’écrivain et réalisateur Pier Paolo Pasolini, « La traduction, sous tous ses aspects, est l’opération la plus vitale pour l’homme. » Sans la traduction, nous vivrions dans des pays, des régions et des provinces isolés, victimes de cette incapacité de profiter de la littérature et du savoir de leurs voisins. La traduction est un exercice qui exige une part de réflexion, de doute, d’intuition, de remise en question, de création, de subjectivité et de beaucoup de patience. Or, un ordinateur en est dépourvu. L’unique rôle envisageable d’un outil d’aide à la traduction est de fournir un premier jet, une pré-traduction qui doit impérativement être révisée, adaptée et modifiée par un traducteur professionnel.

C’est d’ailleurs pourquoi, il ne suffit pas d’être bilingue pour être un traducteur. Nombreuses sont les personnes qui estiment qu’être bilingue est synonyme d’être traducteur. « Je parle deux langues, je peux donc être traducteur ! ». Remettons les pendules à l’heure : maîtriser deux ou plusieurs langues et être à même de passer de l’une à l’autre sont deux exercices distincts. Ici, il s’agit de transposer du contenu d’une culture à l’autre, d’un univers à l’autre. Cela exige donc de dominer, non seulement les langues de travail en question, mais également la dimension culturelle associée à ces dernières. Rappelons également que le métier de traducteur ne s’improvise pas. Les traducteurs sont entraînés, formés, et ils deviennent de plus en plus performants avec le temps.

Certes, le bilinguisme est un atout de taille, voire une compétence indispensable, mais il ne suffit pas pour se considérer un professionnel du secteur. En raison de la mondialisation et de la croissance exponentielle des échanges internationaux, nous sommes aujourd’hui plus connectés que jamais. Cependant, ce phénomène d’intensification du partage de l’information voit son processus entravé par les barrières linguistiques et culturelles. Dans un tel contexte, les traducteurs agissent en tant que véritables véhicules de la communication entre les différentes cultures ; c’est pourquoi il faut respecter le métier de traducteur, il faut l’honorer et il faut que le profane de la rue sache qu’il serait prudent pour lui de faire entièrement confiance à un traducteur qu’à un ordinateur. Comme de nombreuses autres professions, le métier de traducteur présente maintes difficultés qui lui sont propres. Jour après jour, les traducteurs doivent faire face à toutes sortes d’obstacles qu’ils doivent surmonter afin de livrer des résultats de qualité, adaptés à leur public cible, et ce tout en respectant les intentions de l’auteur. Ces embûches peuvent se manifester sous diverses formes : termes et concepts intraduisibles ou inexistants dans la langue cible, termes techniques qui exigent un travail de recherche conséquent, jeux de mots, devinettes, notes d’humour ou encore expressions idiomatiques qui demandent une incroyable gymnastique d’esprit pour espérer créer le même effet auprès du public cible.

Qu’elles soient d’ordre sémantique, syntaxique, grammatical ou encore lexical, chacune d’entre elles revêt une importance primordiale à l’heure de traduire. Il convient de les contourner adroitement, en gardant toujours à l’esprit la dimension culturelle qu’impliquent les textes en question. Les traducteurs, ces artisans de la communication trop souvent cachés en coulisses, nous permettent jour après jour de partager toutes sortes d’informations à l’échelle internationale. Les écrits, les discours, le savoir, la médecine, et une foule d’autres types de contenus traversent les frontières pour atteindre l’autre bout du monde grâce à leur travail. Sans eux, nous resterions cloîtrés à l’intérieur de nos frontières linguistiques et le partage de l’information serait terriblement réduit. Concluons avec une belle citation de George Steiner : « Sans traduction, nous habiterions des provinces voisines avec le silence. »

Faites donc traduire vos documents par des professionnels du métier et le cabinet Trad Lingo est en Côte d’Ivoire, l’un des cabinets leader dans le domaine. Dans mon prochain article je parlerai du sujet suivant : L’anglais est-il vraiment la langue la plus facile au monde ?

Dr. Marius Ziedou, Expert Linguistique et Expert en Développement du capital Humain

 

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