Bouaké

Un arrêt de travail de sept jours entamé par les agents de l’administration territoriale

La sous-préfecture centrale de Bouaké vue lundi matin

Photo : AIP

Bouaké, 8 jan (AIP) – Suite au mot d’ordre lancé par le Syndicat national des agents du ministère de l’Intérieur de Côte d’Ivoire (SYNAMICI), les agents de l’administration du territoire observent depuis ce lundi, à Bouaké, un arrêt de travail de sept jours reconductibles pour revendiquer une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Les fonctionnaires et agents de l’Etat du ministère de l’Intérieur demandent l’application effective des résolutions issues du séminaire tenu du 17 au 18 octobre 2017 sur leurs différentes revendications qui restent sans suite.

Il s’agit notamment de la signature d’un décret portant institution d’indemnités d’astreinte pour tous les fonctionnaires et agents du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, la signature d’actes portant tarification des actes établis au sein de leurs différents services, la prise d’un décret pour l’octroi d’indemnité aux chefs de division des préfectures de département, le paiement des stocks d’arriérées des indemnités de logement des chefs de cabinet de préfectures et des grades sous-préfecture, et l’octroi d’une sécurité sociale aux gens de maison des membres du corps préfectoral ainsi que leur intégration à la fonction publique.

Du côté de l’administration, l’on indique que ces résolutions connaîtraient un début de mise en œuvre notamment par l’engagement de la procédure de déclaration des gens de maison des membres du corps préfectoral à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS).

Sur le terrain, le constat est qu’à la préfecture de Bouaké, les fonctionnaires et agents de l’Etat sont absents et leurs bureaux fermés, à part le sous-préfet et le personnel contractuel de l’Office national d’identification qui gèrent les dossiers d’attestation d’identité.

«Ça nous bloque», a déploré le sous-préfet central Samassi Ismaël, qui souhaite que les agents grévistes accordent un peu plus de temps à l’administration pour donner une réponse à leurs revendications.

Du côté de la préfecture de région, le préfet Aka Konin et ses deux secrétaires généraux ont repris le service comme d’habitude. Leurs collaborateurs fonctionnaires et agents de l’Etat sont absents à leurs postes mais le service minimum est assuré grâce des jeunes volontaires. Ils avaient été recrutés depuis l’année dernière dans le cadre d’un projet du ministère de la promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service civique avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Programme des volontaires des Nations Unies.

Le mot d’ordre de grève signé par le secrétaire général du Syndicat national des agents du ministère de l’intérieur de Côte d’Ivoire (SYNAMICI), Yves Désiré Séry, invite les agents grévistes à « rester sourds aux intimidations et à ne répondre à aucun appel à la reprise » qui n’émane pas de leur hiérarchie syndicale.

(AIP)

nbf/akn/kam

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