Santé

Après les étudiants, la CMU veut s’étendre aux secteurs informel, privé et public

M Bamba Karim directeur général de la CNAM structure en charge du pilotage de la CMU

Photo : AIP

Yamoussoukro, 12 jan (AIP) -La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), structure en charge du pilotage et de la régulation de la Couverture maladie universelle (CMU), envisage d’étendre les prestations à d’autres couches sociales notamment aux secteurs informel, formel, privé et public après une phase expérimentale réussie avec les étudiants.

L’annonce a été faite jeudi par la directrice de la filiation de la CNAM, Koné Karidja, lors d’un atelier bilan organisé à l’INP-HB de Yamoussoukro.

Dressant le bilan de la phase expérimentale de la CMU qui a ciblé environ 150 000 étudiants des universités publiques et privées, de l’enseignement supérieur localisées à Abidjan, Yamoussoukro, Daloa, Korhogo, Koné Karidja a indiqué qu’après huit mois de prestation, 98 600 étudiants sont enrôlés et 54 413 cartes distribuées, soit 58% des cartes produites.

« A ce jour, le dernier point que nous avons fait, nous étions à un peu plus de 30 000 actes médicaux reçus par les étudiants et les choses se passent très bien », a rassuré le directeur des prestations de la CNAM, Dr Christian Brou.

Le spécialiste de la santé a indiqué que l’ordonnance a un coût moyen de 450 FCFA. «Et quand vous déduisez le ticket modérateur, vous voyez que les étudiants aujourd’hui payent en moyenne 150 FCFA de frais de pharmacie pour chaque soin », expliqué Dr Brou.

Il a fait remarquer que les prestations de la CMU correspondent parfaitement à la politique du Gouvernement visant à apporter une réponse à la précarité des conditions de vie des populations, et à garantir l’accès à des soins de santé de qualité et à des prix raisonnables.

Avant son extension et sa généralisation progressive avant fin 2018, pour une prise en charge effective des prestations de soins de l’ensemble des populations résidant en Côte d’Ivoire, le Gouvernement a fait le choix d’engager d’abord une phase expérimentale. Elle a débuté en avril 2017 afin de mettre à l’épreuve les outils déployés par la CNAM et ses partenaires technique, d’en déceler les éventuelles imperfections et d’y apporter des mesures correctrices

« Le projet est immense, nous ne voulons pas échouer, il faut qu’on le réussisse dans l’intérêt du pays », a encouragé le directeur général de la CNAM, Bamba Karim. Il a fait savoir que les difficultés et les leçons qui seront tirées du séminaire bilan de la phase expérimentale permettront aux acteurs de la CMU d’apporter des actions correctives et de faire des recommandations afin que sa généralisation puisse se passer sans difficulté.
(AIP)
nam/cmas

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