Société

Une organisation de défense des droits de l’homme réclame des sanctions contre les responsables des tirs à Bouaké

Photo d'archives

San-Pedro, 12 janvier 2018 – [ALERTE INFO]- La Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) a réclamé vendredi des “sanctions” contre “les responsables” des tirs à “l’arme automatique” qui ont secoué mardi la ville de Bouaké (centre ivoirien), dans un communiqué dont ALERTE INFO à reçu copie.

“La CNDHCI appelle à une enquête diligente afin de situer les responsabilités et sanctionner les responsables” des tirs à Bouaké et se “réjoui de la saisine du dossier” par le procureur de la ville, indique la note.

Mardi, des tirs “sporadiques” ont été signalés à Bouaké vers 20H30 (GMT et locale) dans les environs de la caserne du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO).

Un sergent-chef a été blessé après les tirs entre des éléments du CCDO et des soldats du bataillon d’artillerie sol-sol (Bass) de Bouaké.

L’organisation “regrette ces événements qui mettent en évidence une grave méconnaissance de la noble mission confiée aux membres des forces de l’ordre et déplore leur implication qui porte atteinte aux droits de l’homme”.

A la suite de ces événements, le ministre de la Défense Hamed Bakayoko, a affirmé que le gouvernement n’allait “pas tolérer d’indiscipline” dans l’armée, après que le chef d’état-major des armées, le général Sékou Touré, a exprimé “le profond regret des Forces de défenses et de sécurité (pour) les épisodes regrettables” des mutineries de janvier et mars 2017.

En 2017, “230 militaires et gendarmes” ont été “radiés pour faute, désertion et autres manquements à la discipline”, selon l’état major des armées.

LKO/ALERTE

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