Afrique

L’Afrique promet d’aider les jeunes à bâtir la société de demain grâce à l’innovation

La ministre de l’Enseignement supérieur, Bakayoko-Ly Ramata, a pris part aux travaux du Caire

Photo : d'archives

Abidjan, 16 fév (AIP) – Les ministres et chefs de délégation africains présents du 10 au 12 février lors de la troisième édition du Forum africain pour la science, la technologie et l’innovation (STI) au Caire, en Égypte, se sont engagés à aider la jeunesse africaine à créer la société de demain grâce à l’innovation.

D’après la « Déclaration du Caire » sur laquelle s’est conclu le Forum, les STI devraient figurer parmi les priorités des programmes de développement à l’échelle nationale, régionale et continentale, indique un communiqué dont l’AIP a reçu copie, vendredi, à Abidjan.

Samedi, lors de la cérémonie d’ouverture du forum à laquelle assistaient le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, des ministres africains, de nombreux chercheurs et partenaires, le président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina a déclaré que « l’Afrique doit promouvoir une culture de l’innovation conduite par sa jeunesse ».

Le Forum a promis d’appuyer la mise en place d’un Fonds africain pour l’éducation afin d’attirer des financements durables, en collaboration avec la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement et d’autres institutions financières.

Les dirigeants se sont, quant à eux engagés, à aider les Petites et moyennes entreprises (PME) dans des domaines innovants tels que l’électronique, l’informatique, la robotique et les télécommunications, en encourageant notamment le secteur privé à développer des plateformes et des incubateurs pour les nouvelles entreprises.

La Déclaration souligne également la volonté de concevoir et d’adopter des politiques qui encouragent l’égalité de genre dans l’éducation et l’enseignement supérieur. L’enseignement des STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques) est particulièrement visé par cet objectif, mais également la participation des étudiants, la formation des enseignants, le développement professionnel, la dotation en personnel universitaire et administratif, enfin la recherche et le développement.

« La Banque africaine de développement est prête à collaborer avec les gouvernements africains et les partenaires pour promouvoir les STI en Afrique. Elle souhaite endosser un rôle stratégique de mobilisation et travailler méthodiquement avec les pays africains afin d’encourager les investissements intelligents dans les STI pour la croissance et la compétitivité de l’Afrique », a précisé Oley Dibba-Wadda, directrice du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences à la Banque africaine de développement (BAD).

Dans le cadre de ses programmes de promotion de la science, de la technologie et de l’innovation, la Banque africaine de développement a co-organisé au Caire, avec le gouvernement égyptien, la troisième édition du Forum africain pour la science, la technologie et l’innovation, sur le thème « Les STI pour la compétitivité du secteur privé et la transformation économique de l’Afrique ».

L’événement bénéficiait également du soutien du Japon, de la Corée et d’autres partenaires.

(AIP)

aaa/fmo

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