Mali

08 Mars 2018 – La presse malienne célèbre les femmes

APA- Bamako (Mali) – Beaucoup de journaux maliens parus ce jeudi, journée internationale de la femme, réservent à cette dernière l’essentiel de leurs articles, à l’image du quotidien l’Indépendant qui consacre à l’évènement un dossier intitulé : ‘’femme et employabilité : ces dames qui montrent la voie.’’

Sur 3 pages, le journal dresse le portrait de onze femmes, parmi lesquelles ‘’l’écrivain Kadiatou Konaré qui promeut la culture, l’histoire et l’éducation à travers l’écriture’’.

Il y  aussi, selon l’Indépendant, ‘’la rizicultrice Haidara Oumou dite Many Sow qui très vite a compris que la terre ne ment pas, la transformatrice de produits locaux Tamboura Mah Keita dont l’autonomisation de la femme est le slogan, la handicapée pas comme les autres Aminata Traoré qui vend l’essence, entre autres.’’

Bien d’autres journaux présentent à leur manière les femmes qu’ils jugent exemplaires. C’est le cas du quotidien le Républicain qui, sous le titre ‘’8 Mars : journée internationale de la Femme : Ces femmes qui ont marqué l’année 2017,’’ présente ainsi quatre pionnières : ‘’Mme Diakité Kadidia Fofana, présidente du collectif des Amazones : Elle fait de la protection des droits des Femmes son cheval de bataille. Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, 3ème vice-présidente de l’URD : La force tranquille. Bintou Maiga dite Bébé : Une militante convaincue. Mme Wadidiè Founé Coulibaly, l’amazone de la Plateforme « debout sur les remparts »’’.

Le quotidien l’Indicateur du renouveau prend le contre-pied de ces articles en hommage aux femmes et pointe du doigt un problème. Dans un article intitulé ‘’Quand le gouvernement gâche la fête des femmes’’, il écrit : ‘’On est habitué aux bisbilles au sein des organisations féminines, mais pas au point d’empêcher la tenue comme il se doit de la fête internationale dédiée aux femmes comme c’est le cas cette année’’.

A en croire le journal, ‘’La responsabilité de cet échec incombe au gouvernement. Il refuse de reconnaître le nouveau bureau de la Cafo (coordination des associations féminines du Mali) validé par une décision du Tribunal de la Commune III. Ainsi, l’exécutif se fait complice du ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, juge et parti. Mme Traoré Oumou Touré pour la nommer, continue de tirer les ficelles, voulant coûte que coûte maintenir ces femmes de paille à la tête de la Coordination dont elle a été l’inamovible présidente jusqu’à sa nomination en qualité de ministre.’’

AD/cat/APA

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