Yamoussoukro D.A.

Les populations et les FDS échangent à Yamoussoukro pour accroitre la confiance

Les participants à l’atelier des CCM et CCE de Yamoussoukro

Photo : AIP

Yamoussoukro, 08 mars (AIP) -Les populations et les forces de défense et de sécurité (FDS) échangent depuis mercredi, à Yamoussoukro, en vue de s’accorder et de d’améliorer les rapports dégradés entre elles.

Réunis dans le cadre d’un atelier bilan et de présentation des conclusions du dialogue socio-sécuritaire aux FDS, les comités civilo-militaires avec les militaires, gendarmes et forces paramilitaire (CCM) et les comités consultatifs d’éthique avec les policiers (CCE) installés il y a deux ans. Ils auront à diagnostiquer la situation sécuritaire, à partager leurs expériences et les bonnes pratiques et à prendre des mesures concrètes pour une meilleure synergie et efficacité d’actions sur le terrain en réponse aux crises entre FDS et populations.

« Aujourd’hui, avec les nouvelles formes de menace, la sécurité, c’est d’abords soi-même, il faudrait que les populations aient confiance aux FDS qu’elles les accueillent, et leur donne les informations nécessaires pour qu’ils puisent assurer notre sécurité et donc assurer le développement », a conseillé le Secrétaire national adjoint du CNS.

Christian Ago Kodia a fait remarquer que les destructions de postes de police, de gendarmeries incendiées, de mairies incendiées, des domiciles et biens publics, tous les édifices que le gouvernement prend soin de bâtir pour le développement sont inappropriés. « La réforme du secteur de la sécurité est la plateforme d’actions qui doit nous permettre de trouver des solutions aux interrogations en vue de renforcer l’armée-nation », a-t-il souligné.

Le représentant du PNUD Arsène Assandé a rappelé les récents événements de tension à Bloléquin et de M’Bahiakro entre les FDS et les populations. « C’est une preuve que nous n’avons pas eu tort de consolider le rapport FDS populations. Ces événements commandent que nous travaillons pour éviter ses crises », a souligné M. Assandé.

Il a réitéré que le PNUD ne fera pas défaut dans la quête inlassable de paix, et jouera son rôle d’accompagnement dans le processus en vue de l’instauration d’un environnement sécuritaire favorable à la consolidation des acquis de la paix et à une participation accrue des citoyens aux différents étapes du processus de la sécurité.

Initié par le Secrétariat du Conseil national de la sécurité (S-CNS), avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, l’atelier bilan fait suite à une série d’ateliers tenu dans 22 localités à travers le pays, portant sur le renforcement des capacité des CCM et CCE, en sécurité humaine, en processus électoral, en prévention et gestion des crises en sensibilisation sur la prise en compte du genre, planification et mobilisation communautaire et en changement de comportement.

Le dialogue socio-sécuritaire s’inscrit dans le cadre de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) qui intègre désormais la dimension sécurité humaine (l’individu et son bien-être) et concerne la réforme n°13 à rétablir et qui vise à établir et à consolider le lien armée-nation et renforcer entre autres la sécurité des populations.

(AIP)
nam/fmo

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