Yamoussoukro D.A.

Les conclusions du dialogue socio-sécuritaire présentées à la hiérarchie des FDS

Remise des conclusions des du dialogue socio-sécuritaire à la hiérarchie des FDS

Photo : AIP

Yamoussoukro, 12 mars (AIP) -Les conclusions du dialogue socio-sécuritaire entre les Comités civilo-militaires (CCM), et des Comités consultatifs d’éthique (CCE), initié dans le cadre de la réforme 13 de la réforme du secteur de la sécurité (RSS), ont été présentées samedi, aux autorités des forces de défense et de sécurité, lors d’un atelier bilan organisé samedi, à Yamoussoukro.

Le diagnostic des reproches des populations souligne le manque de professionnalisme des FDS, et la non-protection des sources d’informations, l’excès de zèle, l’abus d’autorité et le manque de courtoisie des FDS, la tenue incorrecte et l’inconduite de certains agents qui ternissent l’image des FDS, les rackets et les tracasseries routières avec un nombre trop élevé de postes de contrôle, même sur les pistes des champs.

Les populations ont relevé aussi le manque de communication estimant que les FDS sont peu ouvertes au public qui ne comprend pas toujours leur rôle, puis décrié la complicité des FDS dans certaines activités illégales (trafics de drogue, orpaillage, ventes de forêts et de terrains), ainsi que leur incapacité à répondre à certaines sollicitations.

Les FDS reprochent pour leur part, l’incivisme et le non-respect de l’autorité des populations, la méconnaissance des missions des FDS et la stigmatisation des FDS. Les FDS ont fait le constat d’un niveau très élevé de consommation de stupéfiants par les jeunes, l’analphabétisme et la non-scolarisation des enfants, le manque d’emploi et l’oisiveté des jeunes.

Elles (FDS) déplorent l’instrumentalisation des populations par les hommes politiques, le refus des populations de coopérer avec elles lors des enquêtes, et l’ingérence des cadres dans la gestion des infractions.

L’atelier bilan du dialogue socio-sécuritaire est organisé par le secrétariat du Conseil national de sécurité (S-CNS), avec l’appui technique et financier du PNUD. Il vise à définir de nouvelles orientations et approches en vue de rétablir et consolider le lien Armée-Nation, ainsi que la confiance entre les forces de sécurité et la population.

Présidé par le coordonnateur national du service de renseignements, Traoré Vassiriki, représentant le secrétaire du CNS, Fidèle Sarassoro, les travaux ont porté, entre autres, sur le bilan des activités des CCM et des CCE, les difficultés et succès. Et surtout, sur les diagnostics sécuritaires régionaux et les diagnostics des rapports entre les forces de défense et de sécurité et la population.

Le bilan des activités des CCM et CCE installés il y a deux ans dans le cadre du dialogue socio-sécuritaire, à la tenue de 45 ateliers avec la participation de 3 600 policiers et civils des 118 CCE à travers le pays, 22 ateliers avec la participation de 1760 agents des FDS et la population civile ayant abouti à la mise en place de 22 CCM équipés par le PNUD en matériels (chaises, sono, bâches, maillots et ballons).

Les CCM/CCE avaient pour mission d’identifier les facteurs qui engendrent des tensions entre les populations et les forces de sécurité, de faire la médiation entre les FDS et la population, de sensibiliser les populations sur les attitudes et comportements citoyens à adopter. Certaines de leurs actions ont permis d’éviter des affrontements entre les populations et les FDS ou la destruction d’infrastructures sécuritaires dans plusieurs localités du pays.

(AIP)

nam/fmo

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