Bouna

Plaidoyer des populations du Bounkani pour le renforcement des forces de l’ordre en effectif et matériels (Micro-trottoirs)

La brigade de gendarmerie de Bouna

Photo : AIP

Bouna, 14 mars (AIP)- Les populations de la région du Bounkani (Nord-Est) plaident auprès du gouvernement à l’effet de renforcer l’effectif des militaires, gendarmes et policiers qui y sont en activité et à les équiper davantage afin d’accroitre leurs capacités opérationnelles dans la riposte aux fréquents assauts perpétrés par des bandes armées qui sévissent dans cette zone.

Ces avis ont été recueillis au cours d’un micro-trottoirs effectué par le correspondant de l’AIP à Bouna et à Doropo sur la récurrence des attaques à la kalachnikov (AK47), un fusil d’assaut redoutable, par de puissantes bandes armées qui causent sur leurs parcours, exactions et désolations, mitraillant des citoyens de cette zone particulièrement vaste du pays.

Selon le témoigne de certaines victimes sorties vivantes des griffes de ces « sanguinaires », ces hommes sans foi ni loi sont toujours encagoulés et opèrent de jour comme de nuit avec comme moyen de locomotion, des motos.

Et leur mode opératoire  reste le même à savoir tendre des embuscades ou guet-apens sur les pistes villageoises à des endroits jonchés de rigoles ou sablonneux avant de dépouiller leurs victimes avec une extrême nervosité. Tout refus d’obtempérer à ces quidams est sanctionné par une mort subite par balles. Un soldat en a payé les frais, lâchement abattu dans le 10 mars dans une embuscade.

Pour les populations, le manque criant de dotations en matériel roulant, et équipement et du sous effectif des militaires, gendarmes et policiers dans la région, pourrait être l’une des raisons de ces braquages à répétition. A cela, s’ajoute la proximité de cette région avec les frontières du Ghana et du Burkina Faso, des destinations prisées par ces troubles-fêtes en cas de poursuites lancées à leurs trousses.

« Comment peuvent-ils sécuriser les personnes et les biens? Ils n’ont même pas d’armes pour faire face à ces bandits qui sèment la terreur dans cette région, c’est par normal, l’État doit faire quelque chose », s’est indigné un natif de Bouna, Ouattara Soualio.

« Sincèrement  que l’Etat équipe nos forces de défense et de sécurité. Ces braves hommes font leur travail avec le peu de moyens mis à leur disposition. Il faut leur donner le matériel nécessaire et affecter des éléments pour renforcer les effectifs », a souhaité un autre habitant de la ville, N’guessan Konan.

La localité de Doropo, un chef-lieu de département fort de 38 000 habitants, ne dispose pour l’heure d’aucun commissariat ou encore de brigade de gendarmerie. Les populations se disent oubliées par l’État.

Selon un habitant de cette localité, M. Coulibaly, cette situation qui perdure, doit être définitivement réglée. » Ces bandits avaient tué une dame dans le braquage d’une banque  ici à Doropo en pleine journée, mais on avait seulement que les yeux pour assister à cette triste scène », a-t-il expliqué.

A certaines périodes de l’année, notamment lors de la traite de l’anacarde et au mois décembre, les populations du Bounkani sont en proie à une vague d’attaques de plusieurs bandes armées. Une urgence sécuritaire s’impose pour cette région en vue d’une circulation en toute quiétude des personnes et des biens.

(AIP)

on/fmo

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