Culture

Un colloque sur les langues négro-africaines aura lieu à Bouaké

Bouaké, 27 juil (AIP)-Un colloque dénommé Atelier pour les langues négro-africaines et la grammaire générative (ABILANG) se tiendra à l’université Alassane Ouattara, les 8 et 9 août, ont annoncé, jeudi, à Bouaké, les initiateurs.

Le directeur du département des sciences du langage de l’université Félix Houphouet Boigny, Pr. Bogny Yapo Joseph, et Pr. Diané Ambemou Oscar du département de linguistique de l’université Alassane, ont livré l’information à la presse, en indiquant que l’objectif est de sensibiliser sur le caractère incontournable des langues africaines pour le développement des peuples et leurs États.

«La quasi-totalité des peuples sous-développés n’ont pas conscience du fait que le sous-développement est corollaire de l’incapacité de leur langue à véhiculer les réalités du monde mais aussi à relever les défis d’un monde en constance évolution», a fait savoir le professeur Joseph Yapo.

Il suggère l’enrichissement de ces langues afin de leur permettre de rendre compte des expériences des peuples africains et de celles des autres dans l’optique du développement viable et durable. Ce suppose, a-t-il expliqué, que ces langues doivent être convenablement écrites en vue d’élaborer des dictionnaires, des grammaires pour produire des manuels didactiques susceptibles de soutenir des programmes d’un enseignement et d’un apprentissage.

Le professeur de linguistique estime qu’il faut rendre les langues africaines incontournables en n’ayant pas honte de les parler, en suscitant un intérêt pour ces langues par la publication de traités scientifiques dans ces langues africaines, la publication d’inventions technologiques dans ces langues.

Cette 3ème édition du colloque ABILANG porte sur le thème, « Structure du Nom, du Syntagme Nominal et de la Phrase dans les langues Volta-Congo (G​ur, Kru, Kwa) et Mande: Aspects Génétique et Typologique​ »​.

Cette rencontre devra permettre aux acteurs économiques d’être sensibilisés sur l’usage partiel ou systématique des langues nationales au sein de leurs entreprises, susciter des initiatives entrepreneuriales axées sur des services et produits en langues nationales. Des formations d’ingénieurs linguistes-informaticiens pour le développement en zones rurales et semi-urbaines, des éditions d’ouvrages usuels en langues nationales, des formations diplômantes et qualifiantes, sont également attendues.

(AIP)

nbf/fmo

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