Justice

Une information judiciaire ouverte contre un pseudo-pasteur pour des propos tribalistes sur la toile

Photo : APA

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)-Le sieur Israël N’goran Koffi, auteur de propos « tribalistes et xénophobes » diffusés dans une vidéo sur les réseaux sociaux, a été interpellé, mis « sous mandat de dépôt » a annoncé, vendredi, le Procureur de la République, Richard Christophe Adou, dans une conférence de presse.

« M. N’goran, se disant pasteur, a été pris dans une plantation à Agboville (Ndlr : 71 km Nord d’Abidjan) en train d’enregistrer une autre vidéo comme si la première ne suffisait pas », a précisé le Procureur de la République.

Richard Adou a expliqué que dans une vidéo antérieure qui lui vaut cette « information ouverte avec mandat de dépôt », Israël N’goran Koffi a tenu « des propos tribalistes, xénophobes et incitant à la haine régulièrement, diffusés dans une vidéo sur les réseaux sociaux », notant avec le Parquet, « la résurgence depuis quelque temps de tels propos ».

La vidéo présentée à la presse montre un individu qui s’en prenait ouvertement à la communauté « Dioula » qui selon lui, « après le pouvoir économique acquis, ils ont le pouvoir politique, pour nous écraser (…) ».

En effet, a-t-il regretté, « à la faveur de réunions politiques, sur les réseaux sociaux et même à l’occasion de certaines cérémonies, des personnes tiennent des propos incitant au tribalisme et à la xénophobie qui sont de nature à troubler, gravement, l’ordre public et à occasionner des conflits intercommunautaires ».

M. Adou a rappelé que « ces actes constitutifs d’infractions prévues et punies par les articles 200 à 201 du code pénal sont passibles de peine d’emprisonnement et d’amende » et que par conséquent « le Parquet mettra tout en œuvre pour rechercher, interpeller et traduire devant les juridictions répressives tous ceux qui tiendront des propos tribalistes, xénophobes et haineux afin de leur faire subir la rigueur de la loi pénale ».

Selon lui, Noël N’goran Koffi interpellé ce vendredi matin, est en train « d’être auditionné par le juge d’instruction. Il court une peine de dix à vingt ans, assortie d’une amende de 5 à 10 millions FCFA.

HS/ls/APA

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