Agriculture

Une entreprise d’agro-sylvo-pastorale veut promouvoir les produits forestiers non-ligneux

Pasteur Bello Laurent, directeur de REGI, le lundi 08 août 2018

Photo : AIP

Abidjan, 08 août (AIP)- L’entreprise burkinabè d’agro-sylvo-pastorale, dénommée REGI, spécialisée dans la protection de l’environnement, a affiché, mercredi, sa volonté de promouvoir les produits forestiers non-ligneux, à l’occasion d’une conférence organisée sur la thématique du développement durable au Centre Andrew Young, sis au Plateau.

Les produits forestiers non-ligneux sont des substances, des matières premières ou des matériaux utiles obtenus des forêts sans qu’il ne soit nécessaire d’abattre des arbres.

Selon le conférencier, Pasteur Bello Laurent, il s’agit d’activer les ressources naturelles en vue de créer des richesses durables dont a besoin l’ « Homme » pour sa survie, tout en protégeant l’environnement. Il a ajouté que les produits arboricoles, aussi appelés produits forestiers non-ligneux (Baobab, Néré, tamarin, Moringa, l’Irvingia), ont une forte capacité d’absorption du CO2 jusqu’à 50%.

Bello Laurent a ajouté que les produits végétaux (sésame S42, hibiscus sabdarrifa R72, anacarde Kor 48) et les produits animaux (miel), contiennent également des éléments nutritifs capables d’aider à fortifier le système humanitaire.

Le conférencier a confié que leur lutte consiste à trouver des moyens de résilience et d’adaptation aux changements climatiques afin de protéger la terre au profit des populations. Bello Laurent a ajouté que l’un des l’objectifs de sa structure est de vulgariser les produits arboricoles afin de contribuer à la santé alimentaire des populations.

« La nature nous a tout donné. Ce que nous courons chercher dans les pharmacies et les hôpitaux, il suffit d’ouvrir les yeux et de regarder autour de nous. Nous devons tirer profit de tout ce que nous offre gratuitement la nature », a-t-il conseillé.

Pour le botaniste écologue à l’Université Félix Houphoêt-Boigny, Dido Fabrice, le développement durable de l’Afrique ne peut se faire sans la connaissance des végétaux qui nous entourent.

Il a affirmé que l’exploitation de ces ressources naturelles se présente comme une belle opportunité de réduction du seuil de pauvreté sur le continent car, source de création d’emploi vert et durable.

« Si nous avons une connaissance poussée des richesses que nous offre la nature, nous pourrons mieux en prendre soin afin de les sauvegarder pour les générations futures », a-t-il affirmé.

(AIP)

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