Oumé

Les exciseuses du département d’Oumé sensibilisées sur les conséquences de leur pratique

Une opération d’excision

Photo : AIP

Oumé, 10 août (AIP) – L’organisation ivoirienne pour la femme et la famille (OIFF) a rencontré, au foyer polyvalent d’Oumé, les exciseuses du département d’Oumé afin de leur présenter les conséquences de cette pratique et les amener à y renoncer.

La présidente de l’ONG, Mme Sanogo Bassolu Mariame, a demandé à ses interlocutrices de renoncer à leur pratique et de songer à une reconversion sociale. « Ça suffit arrêtez ça et déposez les couteaux », a-t-elle plaidé lors de cette rencontre, jeudi.

Mme Sanogo Bassolu Mariame a, par ailleurs, souligné que les conséquences de l’excision sont énormes et dramatiques causant de nombreux morts. « On ne peut pas mettre un enfant au monde et au nom d’une pratique le tuer ou le rendre invalide. Ni le coran, ni la bible n’impose l’excision », a-t-elle souligné.

« Exciser, selon elle, est un crime, un péché. Exciser rend stérile, provoque le tétanos, rend difficile l’accouchement et fait le lit du Sida », a-t-elle ajouté. Elle a donc demandé aux exciseuses d’Oumé de se joindre à elle pour la croisade contre les mutilations génitales.

La porte-parole des exciseuses, Mme Guehi Honnon Ga Beatrice, a d’abord rappelé l’importance de leur activité dans la tradition. « Nous allons laisser tomber les couteaux contre les parties génitales de la femme », a-t-elle déclaré, tout en demandant une compensation à l’arrêt de leur activité.

La présidente de l’OIFF, leur a assuré que le combat de son organisation consiste à appuyer toutes les exciseuses qui tournent le dos à la pratique pour se consacrer à des activités génératrices de revenus que l’ONG va financer si les exciseuses se constituent en groupement.

(AIP)

dl/kkf/fmo

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